Marseille accueille le premier championnat du monde de la bouillabaisse

Franchement, quand j’ai entendu parler de ce championnat du monde de la bouillabaisse organisé à Marseille, j’ai failli renverser mon café. Un concours international dédié au plat emblématique de la cité phocéenne, ça méritait qu’on en parle sérieusement sur JavaPop.fr. Parce que oui, entre une pizza napolitaine et une bouillabaisse marseillaise, je sais laquelle me fait vibrer davantage.

C’est Yvan Vahanian, chef de La Calanque Bleue à Sausset-les-Pins et président de l’association des spécialistes de la bouillabaisse, qui résume parfaitement l’enjeu : « Pour être Marseillais, il y a trois fondamentaux : la Bonne Mère, l’OM et la bouillabaisse. » Sa famille cuisine ce plat depuis plus de cinquante ans. Autant dire qu’il ne rigole pas avec le sujet.

Le premier championnat du monde de bouillabaisse s’ouvre à domicile

Ce dimanche, en marge du salon professionnel Sirah Méditerranée, six chefs du monde entier s’affrontent pendant trois heures pour décrocher le titre suprême. Le terrain de jeu ? Marseille elle-même. Comme jouer une finale de rugby au Vélodrome. Difficile de faire plus symbolique.

Voici les six représentants en lice pour cette première édition :

  • Benjamin Mathieu — champion de France, couleurs tricolores
  • Alain Regnaut — Émirats arabes unis
  • Teraoka Shozo — Japon
  • Konstantinos Kamperis — Suisse
  • Matthieu Lecroart — Mexique
  • Anuelo Serra — Italie

Le jury, composé de pêcheurs et de cuisiniers aguerris, attend une recette dans la plus pure tradition provençale. Pas d’émulsion, pas de pickles d’oignons, pas de twist sucré-salé. Cinq poissons différents, un bouillon généreux, une rouille maison et des pommes de terre. Point. Yvan Vahanian, qui en fait partie, a lui-même transporté poissons, vins et épices dans l’avion jusqu’à New York, Tokyo, Mexico ou Abu Dhabi pour faire rayonner ce plat du Sud. Ce championnat, c’est son retour à la maison.

Le service se fait en deux temps : d’abord le bouillon avec la rouille et les croûtons, puis les poissons arrosés de ce même bouillon. Simple, généreux, efficace. Exactement ce que j’aime partager ici.

Bouillabaisse : une identité culinaire à protéger absolument

L’histoire de ce plat remonte aux Grecs et à leur kakavia, une soupe de poisson. La cité phocéenne s’en empare, et le nom vient du provençal « boui abaisso » : « quand le bouillon bout, tu baisses le feu ». Recette populaire à l’origine, elle valorisait les invendus de la pêche du jour. Aujourd’hui, c’est un plat noble, dont le coût reflète la qualité irréprochable des produits.

Poisson Nom local
Rascasse Marqueur incontournable
Saint-Pierre Chair délicate
Grondin Galinette en provençal
Congre Fiélas en provençal
Turbot Option premium

En 1980, face aux dérives de certains établissements touristiques, des restaurateurs signent une « Charte de la bouillabaisse ». Parce que oui, certains avaient oublié les fondamentaux au profit du business. Vahanian le dit clairement : « Quand vous parlez de ce plat, c’est comme si vous parliez des Marseillais eux-mêmes. »

Aujourd’hui, l’association des spécialistes de la bouillabaisse vise une reconnaissance au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, un objectif estimé entre cinq et huit ans. Ils s’appuient notamment sur le cabinet qui avait porté l’inscription de la baguette en 2022. Et ce championnat mondial en est la vitrine parfaite.

Je trouve ça inspirant : protéger une recette comme un trésor vivant, tout en l’ouvrant au monde. D’ailleurs, si les championnats te passionnent, jette un œil à la recette du cocktail gagnant d’un autre championnat du monde. Marseille est décidément toujours la première.

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