HBC Nantes : la recette des miracles avant d’affronter Gudme en Ligue des champions

Trois remontées spectaculaires en huit jours. C’est le bilan hallucinant du HBC Nantes avant d’aborder le match retour de barrage de Ligue des champions contre GOG Gudme, mercredi soir à 20h45. Après avoir arraché une victoire au Danemark à l’aller (33-34 à Gudme le 1er avril), le « H » se retrouve dans la position idéale pour décrocher son billet pour les quarts de finale. Une performance qui, soyons honnêtes, commence à ressembler moins à un accident qu’à un authentique méthode.

Je regarde ces matchs avec les yeux écarquillés, comme quand je rate une cuisson et que le plat est finalement optimal qu’espéré — sauf qu’ici, ce n’est clairement pas de la chance. Nantes a aussi renversé Aix-en-Provence le 28 mars (28-29, avec un 3-0 dans les deux dernières minutes), puis Sélestat samedi dernier (33-32 après avoir été mené 29-31). Trois victoires renversantes en huit jours, ça ne s’improvise pas, même pour le meilleur cuisinier du monde.

La formule secrète derrière les remontées nantaises

L’arrière gauche Thibaud Briet résume parfaitement l’état d’esprit ambiant : « Les deux premières m’avaient fait rire, la troisième plus du tout. » Traduction : même les joueurs commencent à trouver la recette épuisante. L’entraîneur Grégory Cojean a d’ailleurs accordé le dimanche de Pâques et le lundi matin à son groupe pour souffler, avant de se concentrer sur ce choc européen.

Mais alors, quels ingrédients composent cette recette des miracles nantaise ? Comme dans tout bon plat, c’est l’équilibre entre plusieurs éléments qui fait la différence :

  1. Un refus viscéral de la défaite : Briet pointe la motivation émotionnelle liée aux départs prochains de joueurs emblématiques comme Aymeric Minne et Valero Rivera.
  2. Une défense agressive en fin de match : dispositifs étagés, interceptions chirurgicales — comme celles signées Briet et Odriozola dans la dernière minute à Gudme.
  3. La lucidité sous pression : Cojean entraîne ses joueurs à des situations de crise depuis des mois, avec des scénarios précis en fin d’entraînement.
  4. Un brin de réussite : le gardien de GOG, Salah Boutaf, a insuffisamment dévié le tir de Minne à la dernière seconde lors du match aller.

Cette dernière dimension, Cojean lui-même s’en méfie : « Il y a un moment où on n’y arrivera plus. » Un aveu lucide, presque salutaire. Penser que la chance est inépuisable serait aussi naïf que de croire qu’on peut rater une béchamel indéfiniment sans que ça se voit.

Mercredi soir : ce que disent les chiffres avant le retour à La Trocardière

Le tableau des confrontations récentes du « H » en phase à élimination directe de C1 donne le vertige :

Match Score final Retournement de situation
Nantes vs Veszprem (Hongrie) 33-31 Mené 22-28 puis 29-31
GOG Gudme vs Nantes (aller) 33-34 Retournement à 50 secondes du terme
PSG vs Nantes (18 déc. 2025) 31-31 Égalisation de Leopold à la dernière seconde

GOG reste un adversaire redoutable, particulièrement performant à l’extérieur cette saison. Nantes sera privé de trois éléments blessés — Noam Leopold, Kauldi Odriozola et Ian Tarrafeta. Autant dire que la marge d’erreur est quasi nulle. Pour ce genre de différends sur les recettes du match, les équipes qui s’en sortent sont celles qui maîtrisent leurs fondamentaux sous pression.

Briet, lui, reste dans son élément : « J’aime jouer avec l’adversaire, le piéger. » Mercredi, ce sera l’ingrédient décisif — et la préparation mentale, travaillée avec un préparateur cognitif, pourrait bien faire pencher la balance vers Cologne, où se tient le Final Four les 13 et 14 juin.

Hector

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